MAX
ERNST
Né à Brühl en Allemagne, Max Ernst est
second d’une famille de sept enfants. C’est son
père, catholique fervent et très autoritaire,
professeur de sourds-muets, qui lui enseigne la peinture :reproduction
fidèle de la réalité. Max prendra plus
tard l’exact contre-pied des principes paternels.
Mobilisé en 1914,il est
révolté par les massacres
dont il est témoin et dont son ami
MACKE est une des premières
victimes. Au retour de la guerre, rejetant
toutes les valeurs du passé, il
sera, avec son ami Hans ARP, un des
animateurs du mouvement « DADA
Cologne ». Une exposition de ses
collages fait scandale ; son père le
maudit, ils ne se reverront
jamais.
En 1920, il
émigre en France chez Paul ELUARD
avec lequel il a noué une profonde
amitié. Il participe aux
activités du groupe « DADA
Paris »dont les membres formeront
bientôt avec André BRETON
« le mouvement surréaliste
». Il sera, pour les arts plastiques,
un des meilleurs représentant de ce
mouvement.
En 1941, il passe aux Etats-Unis et
rencontre à New York, où se sont regroupé
les surréalistes, une jeune artiste, Dorothea TANNING,
qu’il épousera et avec laquelle il finira ses
jours. Ils font de nombreux séjours aux confins du
désert de l’Arizona, où il se sont bâti
une maison à Sedona.
Exclu du groupe surréaliste, il
s’installe à Huisme en
Touraine loin des fâcheux et de
l’agitation parisienne. Le ministre
Michel DEBRE lui accorde la
nationalité
française.
En 1964, il s’installe à
Seillans où il venait depuis plusieurs années
rendre visite à son ami Patrick WALBERG. Il achète
une belle grande maison, ancien hôtel judicieusement
nommé : « La Dolce Vita ». Il a 73 ans.
Il déclare : « souhaiter passer les dernières
années de sa vie loin des raseurs ».
Il poursuit son œuvre, il travaille avec l’atelier
de lithographie d’Alphonse et Pierre CHAVE à
Vence et continue sa collaboration avec Georges VISAT (Les
oiseoix en Peril).
Il expose dans une modeste galerie de Fayence, LA PEGERE,
alors que son œuvre est exposée partout dans
le monde.
En 1970, le couple Max
Ernst et Dorothea Tanning se font
construire une grande villa, le Mas Saint
Roch, qui domine le village et au loin la
plaine de Fayence bordée par
l’Estérel.
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DOROTHEA
TANNING
Originaire d’une famille
suédoise, Dorothea est née
à Gales Burg, aux USA dans
l’Illinois, en 1910. Elle entreprend
des études d’art et commence
à dessiner. C’est en 1930
qu’elle quitte sa famille pour
Chicago où elle fréquentera
pour peu de temps l’académie
of Arts Institutes.
A New York, elle gagne sa vie grâce
au dessin publicitaire. La grande
exposition « Fantastic-art, Dada,
surrealism » de 1936 oriente
définitivement sa carrière
artistique.
En 1942, elle
s’intègre au groupe des
surréalistes réunis dans
cette même ville, autour
d’André Breton.
Dorothea rencontre Max
Ernst en 1943, à l’occasion
d’une exposition de femmes peintres
où elle expose son autoportrait
« Birthday ». Ils passent
l’été à Sedona
dans le désert de l’Arizona,
où ils séjourneront la
plupart du temps jusqu’en 1956.
En 1949, elle effectue un séjour
à Paris, crée son premier
album de lithographie : « les sept
périls spectraux ».
En 1952, aura lieu sa première
exposition à Paris à la
galerie Frustemberg.
En 1954, elle ira exposer à Londres.
Le couple Tanning-Ernst ira
s’installer à Huisme en
Touraine. Malgré tout ils conservent
un pied à terre à
Paris.
Dorothea et Max Ernst,
après avoir visité à
plusieurs reprises l’ami de ce
dernier, Patrick Walberg, décident
de s’installer à Seillans. En
1972, Dorothea travaille dans
l’atelier de Pierre Chave,
lithographe à Saint-Paul de
Vence.
En 1974, au Centre National d’art
Contemporain de Paris a lieu une grande
rétrospective de son
œuvre.
En 1976, Max Ernst
décède.
En 1980, Dorothea retourne
définitivement à New York,
où elle poursuit son
œuvre.
En 1986, elle publie ses
mémoires : « Birthday
».
En 1994(24 juin),
Dorothea revient à Seillans pour
quelques jours afin d’inaugurer
« Le Génie de la Bastille
» offert à la commune. Vous
pouvez le voir sur la place de la
république où il surplombe la
plaine de Seillans.
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